Taux de TVA travaux 2026 : 5,5 %, 10 % ou 20 % ? Le guide
Taux de TVA travaux bâtiment 2026 : 5,5 % pour l'éco-rénovation, 10 % pour l'amélioration, 20 % pour le neuf. Découvrez comment ne plus vous tromper sur vos devis.
Sommaire (12 sections)
- A retenir en 30 secondes
- Comprendre la TVA bâtiment : une clé pour vos devis 2026
- Les 3 taux de TVA pour les travaux en bref (2026)
- Le taux normal à 20 % : le principe de base
- Le taux intermédiaire à 10 % : la rénovation courante
- Le taux réduit à 5,5 % : le levier de la rénovation énergétique
- L’attestation de TVA : le document qui vous protège
- Questions fréquentes sur l’application de la TVA bâtiment
- En résumé
- Glossaire
- Vos questions, nos réponses
- Sources
Faits clés
- Taux normal
- 20 % pour le neuf (< 2 ans) et l'achat de matériel seul.
- Taux intermédiaire
- 10 % pour les travaux d'amélioration dans un logement de plus de 2 ans.
- Taux réduit
- 5,5 % pour les travaux de rénovation énergétique (sous conditions).
- Document clé
- Attestation de TVA signée par le client, obligatoire pour les taux réduits.
A retenir en 30 secondes
A retenir en 30 secondes
- Le taux de TVA par défaut dans le bâtiment est de 20 % pour les logements neufs (moins de 2 ans) ou l’achat de matériel seul.
- Le taux intermédiaire de 10 % s’applique aux travaux d’amélioration et d’entretien dans les logements de plus de 2 ans.
- Le taux réduit de 5,5 % est réservé aux travaux de rénovation énergétique éligibles, souvent réalisés par un artisan RGE.
- Une attestation de TVA signée par le client est obligatoire pour appliquer les taux de 10 % et 5,5 %.
- En 2026, une erreur de taux sur un devis peut entraîner un redressement fiscal pour l’artisan et le client.

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Comprendre la TVA bâtiment : une clé pour vos devis 2026
La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est un point central de tout devis dans le bâtiment. Pour un particulier, elle peut faire varier la facture de plus de 14 %. Pour un artisan, une erreur de taux peut coûter très cher en cas de contrôle de l’administration fiscale. La complexité n’est pas une fatalité : les règles sont précises et logiques.
Ce guide a pour but de clarifier l’application des trois taux de TVA en vigueur en 2026 pour les travaux chez les particuliers. Il vous aidera à identifier le bon taux selon la nature des travaux, l’ancienneté du logement et les équipements installés.
Les 3 taux de TVA pour les travaux en bref (2026)
Avant de détailler chaque cas, voici un tableau récapitulatif pour une vision rapide des règles en vigueur.
| Taux de TVA | Ancienneté du logement | Type de travaux | Conditions principales |
|---|---|---|---|
| 20 % | Moins de 2 ans | Construction, agrandissement | Taux normal par défaut |
| 20 % | Indifférente | Achat de matériel seul par le client | Le client n’achète qu’un produit |
| 10 % | Plus de 2 ans | Amélioration, entretien, transformation | Logement à usage d’habitation |
| 5,5 % | Plus de 2 ans | Rénovation énergétique | Matériel et pose éligibles, artisan RGE souvent requis |
Le taux normal à 20 % : le principe de base
Le taux de 20 % est le taux par défaut. Il s’applique dès qu’une condition pour un taux réduit n’est pas remplie. C’est le cas le plus simple, mais il faut connaître ses contours pour ne pas l’appliquer à tort.
Les travaux sont soumis à la TVA à 20 % dans les situations suivantes :
- Logements neufs : tous les travaux réalisés dans des locaux achevés depuis moins de 2 ans.
- Agrandissements : une surélévation ou une addition de construction qui augmente la surface habitable de plus de 10 %.
- Remise à neuf majeure : des travaux qui rendent à l’état neuf une part importante du gros œuvre (fondations, murs porteurs) ou plus de la moitié du second œuvre (planchers, huisseries, cloisons, installations sanitaires, plomberie, électricité, chauffage).
- Fourniture de matériel seul : si un artisan se contente de vendre des équipements sans les poser, le taux de 20 % est la règle. De même, si le client achète lui-même son matériel dans un magasin de bricolage, il le paiera avec une TVA à 20 %.
- Aménagements extérieurs : les travaux concernant les jardins, la voirie, les piscines, les clôtures ou les terrasses sont en général soumis au taux de 20 %.
Une phrase citationnelle à retenir : les travaux dans un logement de moins de deux ans sont toujours soumis au taux de TVA de 20 % en 2026.
Le taux intermédiaire à 10 % : la rénovation courante
C’est le taux le plus fréquent pour les travaux de rénovation. Il concerne les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien.
Pour en bénéficier, deux conditions doivent être réunies :
- Le logement doit être achevé depuis plus de 2 ans.
- Il doit être affecté à un usage d’habitation (principale ou secondaire).
Ce taux couvre un large spectre de prestations, par exemple :
- La main-d’œuvre de l’artisan.
- Les matières premières fournies et posées (peinture, carrelage, etc.).
- Les équipements de cuisine, salle de bain et rangement, à condition qu’ils soient intégrés au bâti et s’adaptent à la configuration des lieux.
- Les systèmes d’ouverture et de fermeture (portes, fenêtres, volets) non éligibles au taux de 5,5 %.
Le taux de 10 % s’applique sur la fourniture et la pose par le même professionnel. Si le client fournit les matériaux, seule la main-d’œuvre de l’artisan sera facturée à 10 %.

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Le taux réduit à 5,5 % : le levier de la rénovation énergétique
Le taux de 5,5 % est un dispositif incitatif destiné à encourager les travaux qui améliorent la performance énergétique des logements. Son application est la plus stricte. En 2026, il est au cœur des politiques de transition écologique, en lien direct avec des dispositifs comme MaPrimeRénov’ de France Renov’.
Les travaux éligibles sont listés précisément par la loi. Ils concernent principalement :
- L’isolation thermique : murs, toitures, planchers bas.
- Les systèmes de chauffage performants : chaudière à très haute performance énergétique, pompe à chaleur (autre que air/air), poêle à bois ou à granulés.
- Les équipements de production d’énergie renouvelable : panneaux solaires thermiques, chauffe-eau thermodynamique.
- Les fenêtres et portes-fenêtres isolantes (sous conditions de performance).
- Les bornes de recharge pour véhicules électriques.
Pour bénéficier de ce taux, il faut non seulement que les travaux et équipements soient éligibles, mais aussi que l’artisan qui les réalise soit certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour la plupart des opérations.
Le taux de 5,5 % s’applique aussi aux travaux “induits”, c’est-à-dire indissociablement liés aux travaux principaux de rénovation énergétique. Par exemple, après l’isolation des murs par l’intérieur, les travaux de peinture ou de plâtrerie nécessaires à la remise en état de la pièce peuvent bénéficier du taux à 5,5 %.
L’attestation de TVA : le document qui vous protège
Pour toute facturation à un taux de 10 % ou 5,5 %, l’artisan doit faire signer à son client une attestation qui confirme le respect des conditions d’application. Ce document est un sésame : sans lui, impossible d’appliquer un taux réduit en toute légalité.
Il en existe deux types :
- L’attestation simplifiée n°1301-SD : pour les travaux n’affectant pas le gros œuvre ni plus de cinq des six éléments de second œuvre. C’est la plus courante.
- L’attestation normale n°1300-SD : pour les travaux plus lourds touchant au gros œuvre.
Le client doit la remplir, la signer et la remettre à l’entreprise avant la facturation. L’artisan doit la conserver précieusement pendant cinq ans. Elle sert de justificatif en cas de contrôle fiscal. Vous pouvez télécharger les modèles à jour sur le site officiel des impôts.

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Questions fréquentes sur l’application de la TVA bâtiment
Cette section répond aux cas pratiques et aux doutes les plus courants que rencontrent particuliers et professionnels.
Peut-on mixer plusieurs taux de TVA sur un même devis ?
Oui, c’est une pratique courante et même une obligation. Si un chantier comporte des travaux relevant de taux différents, le devis puis la facture doivent faire apparaître distinctement chaque poste avec le taux de TVA qui lui correspond. Un exemple typique est la rénovation d’une pièce avec changement de la fenêtre (TVA à 5,5 %) et réfection des peintures (TVA à 10 %).
Quel taux pour les locaux à usage mixte (professionnel et habitation) ?
Si les travaux portent sur la partie privative d’un local affecté pour moins de 50 % à l’usage d’habitation, le taux de 20 % s’applique. Si la partie habitation représente 50 % ou plus, le taux réduit peut s’appliquer à l’ensemble des travaux, y compris sur la partie professionnelle, à condition que les travaux concernent des éléments communs aux deux usages.
Comment gérer la TVA en tant que sous-traitant ?
Dans le bâtiment, le régime de l’autoliquidation de la TVA est la norme pour la sous-traitance. Le sous-traitant facture ses prestations hors taxes (HT) à l’entreprise principale. C’est cette dernière qui collectera et déclarera la TVA sur le montant total du marché à son client final, en appliquant le taux correspondant aux travaux.
Le client qui achète lui-même le matériel peut-il bénéficier du taux réduit ?
Non. C’est un point crucial. Les taux réduits de 10 % et 5,5 % ne s’appliquent qu’aux équipements et matériaux fournis ET facturés par l’entreprise qui réalise les travaux. Si un client achète sa chaudière en grande surface, il la paiera à 20 %. L’artisan ne pourra appliquer le taux réduit que sur sa prestation de pose. L’opération est souvent moins avantageuse pour le client au final.
Que risque-t-on en cas d’erreur sur le taux de TVA ?
L’administration fiscale peut procéder à un redressement. L’artisan devra alors verser la différence de TVA, majorée d’intérêts de retard et d’éventuelles pénalités. Le client est considéré comme solidairement responsable si les informations qu’il a fournies sur l’attestation sont fausses. Une bonne communication et la vérification des conditions sont donc essentielles.
Le taux réduit s’applique-t-il aux résidences secondaires ?
Oui, les taux de 10 % et 5,5 % s’appliquent aux travaux dans les résidences secondaires, pourvu que toutes les autres conditions soient respectées, notamment l’achèvement du logement depuis plus de deux ans.
En résumé
- Vérifiez l’âge du logement : c’est le premier critère. Moins de 2 ans, c’est 20 %. Plus de 2 ans, un taux réduit est possible.
- Identifiez la nature des travaux : simple amélioration (10 %) ou rénovation énergétique (5,5 %) ? La liste des travaux éligibles au taux de 5,5 % est précise.
- Exigez l’attestation : pas de taux réduit sans attestation signée par le client. C’est votre protection juridique et fiscale.
- Facturez par le professionnel : pour bénéficier d’un taux réduit sur le matériel, il doit être fourni et posé par le même artisan.
- Ventilez votre facture : si plusieurs types de travaux coexistent, détaillez chaque ligne avec le taux de TVA approprié.
Glossaire
- TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) : impôt indirect sur la consommation, facturé par les entreprises aux clients.
- RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) : certification délivrée aux artisans et entreprises du bâtiment spécialisés dans les travaux d’efficacité énergétique ou les énergies renouvelables.
- CEE (Certificats d’Économie d’Énergie) : dispositif obligeant les fournisseurs d’énergie à promouvoir l’efficacité énergétique auprès de leurs clients via des aides.
- ANAH (Agence Nationale de l’Habitat) : établissement public qui accorde des aides financières pour les travaux sous conditions de ressources, comme une partie de MaPrimeRénov’.
Sources
Vos questions, nos réponses
Quel taux de TVA pour une rénovation de salle de bain dans un logement de 10 ans ?
Pour la rénovation d'une salle de bain dans un logement de plus de deux ans, le taux de TVA applicable est le **taux intermédiaire de 10 %**. Ce taux couvre la main-d'œuvre et les équipements fournis par l'artisan (lavabo, douche, carrelage). Attention, si vous achetez vous-même les équipements, ils seront soumis à une TVA de **20 %** et seule la pose par le professionnel bénéficiera du taux de **10 %**.
Faut-il être un artisan RGE pour appliquer la TVA à 5,5 % ?
Oui, pour la majorité des travaux de rénovation énergétique, le recours à un professionnel titulaire de la certification **RGE (Reconnu Garant de l'Environnement)** est une condition indispensable pour que votre client puisse bénéficier du taux de TVA réduit à **5,5 %**. Cette exigence garantit la qualité des travaux et est également nécessaire pour l'obtention d'autres aides comme MaPrimeRénov'.
Comment remplir l'attestation de TVA pour les travaux ?
L'attestation doit être remplie et signée par votre client avant la facturation finale. Il existe deux modèles : l'attestation simplifiée (Cerfa 1301-SD) pour le petit œuvre et l'attestation normale (Cerfa 1300-SD) pour le gros œuvre. Le client doit certifier que le logement a plus de deux ans et que les travaux sont éligibles. Vous devez conserver cet original pendant **cinq ans** comme justificatif en cas de contrôle fiscal.
La TVA à 10 % s'applique-t-elle aux résidences secondaires ?
Oui, le taux de TVA intermédiaire de **10 %** s'applique aux travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien, que le logement soit une résidence principale ou secondaire. La seule condition principale est que la construction du logement soit achevée depuis plus de **deux ans**.
Que se passe-t-il si je me trompe de taux de TVA sur une facture ?
Une erreur de taux de TVA peut entraîner un redressement fiscal. Si vous avez facturé un taux trop bas, l'administration fiscale peut vous réclamer la différence, ainsi que des pénalités de retard. Le client est solidairement responsable du paiement du complément de taxe si les informations qu'il a fournies sur l'attestation sont incorrectes. Il est donc crucial de bien vérifier l'éligibilité des travaux avant d'éditer le devis.
Peut-on avoir plusieurs taux de TVA sur la même facture ?
Oui, c'est tout à fait possible et même obligatoire si les travaux relèvent de régimes différents. Par exemple, pour la rénovation d'une pièce incluant le remplacement d'une fenêtre éligible à la rénovation énergétique et des travaux de peinture. La fenêtre et sa pose seront facturées à **5,5 %**, tandis que la peinture sera à **10 %**. La facture doit clairement ventiler les différentes prestations et les taux correspondants.
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