Aucun texte ne l'impose. C'est une précaution : une feuille, datée, rangée avec vos
factures, qui dit d'où repart votre numérotation. La doctrine demande que les
contrôles de vos factures soient tenus à jour à chaque changement de leur
organisation :
BOFiP BOI-TVA-DECLA-30-20-30-20, paragraphe 90.
Le juge a déjà écarté une comptabilité dont les ruptures de numérotation n'étaient
pas expliquées précisément :
cour administrative d'appel de Paris, 30 septembre 2016. L'affaire portait sur un logiciel de caisse qui effaçait des ventes, pas sur un
changement de logiciel, mais l'exigence est la même : savoir expliquer chaque rupture.
La note tient en quelques lignes :
- le nom de l'entreprise, son SIRET et la date de la note ;
- l'ancien logiciel, son dernier numéro et la date de cette facture ;
- le premier numéro émis avec le nouveau logiciel, et sa date ;
- la série continuée, ou le nouveau début de numéro ;
- le motif du changement.
Gardez-la avec l'export des factures de l'ancien logiciel.