Un chantier se facture rarement en une fois. Depuis le devis, vous facturez l'acompte,
puis les situations à l'avancement, puis le solde, qui déduit l'acompte et toutes les
situations déjà facturées.
Facturer depuis le devis
Un devis accepté donne une facture complète, une facture d'acompte au pourcentage choisi, une facture de situation ou une facture de solde. Le solde déduit tout ce qui a déjà été facturé sur ce devis : l'acompte et les situations, en tenant compte des avoirs. Le client, l'objet et les conditions de paiement sont repris, ainsi que la retenue de garantie, sauf sur l'acompte. Après un acompte ou une situation, la facture complète est refusée : c'est le solde qui termine le chantier.
Les situations de travaux
Pour un chantier facturé à l'avancement, la facture de situation se crée depuis le devis. Elle reprend ses lignes, que vous ramenez aux quantités réalisées depuis le début du chantier. Son numéro et le cumul des situations précédentes sont calculés, et ce cumul est déduit du net à payer.
La retenue de garantie
Le pourcentage prévu sur le devis est repris sur ses factures de travaux, pas sur l'acompte. Il porte sur les travaux de chaque facture, acompte compris, et il est déduit du net à payer. Avec la date de réception des travaux, Artisanly calcule l'échéance de restitution et vous la signale 30 jours avant. Un clic sur « Réclamer », dans Relances, crée alors la facture de libération en brouillon, pour la retenue que le client détient encore. Elle réclame un montant TTC sans facturer de nouvelle TVA : celle-ci figure déjà sur la facture d'origine.
Les avoirs et la numérotation
Une facture émise ne se supprime pas : elle se corrige par un avoir, qui reçoit son propre numéro. L'avoir reprend les lignes de la facture et ce qu'elle déduisait (acompte, situations précédentes, retenue de garantie) : il crédite ce qu'elle a réellement facturé. Il n'a ni échéance ni coordonnées de paiement. Le numéro d'une facture est attribué au moment où elle part (envoi par e-mail ou « Marquer comme émise »), à la date du jour : les numéros suivent l'ordre des dates, et un brouillon, qui n'a pas encore de numéro, se supprime sans laisser de trou. Vous venez d'un autre logiciel ? Artisanly reprend votre numérotation là où elle s'arrêtait.
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Les encaissements
Vous saisissez les virements et les paiements par carte reçus, y compris en plusieurs fois. La facture passe d'elle-même de « Envoyée » à « Acompte reçu », puis à « Payée », et le restant dû reste juste. Artisanly ne tient pas de caisse : les règlements en espèces ou par chèque ne s'y enregistrent pas.
L'envoi et le virement
La facture part par e-mail avec son PDF, votre IBAN et le numéro de facture à rappeler en référence du virement. Dès son émission, le PDF est scellé dans Mes documents : c'est lui qui part au client, et lui qui se renvoie.
La clause de retard selon le client
Par défaut, la clause imprimée dépend de la fiche du client. Un professionnel, reconnu à son SIRET : pénalités à trois fois le taux d'intérêt légal et indemnité de 40 €. Un particulier : pas d'indemnité, et la facture annonce des intérêts au taux légal après une mise en demeure. Un acheteur public : les intérêts moratoires et l'indemnité prévus par le code de la commande publique.
L'export pour votre comptable
Depuis Mes factures, un fichier CSV des factures numérotées sur la période choisie : une ligne par facture et par taux de TVA, les avoirs en négatif, sans les brouillons. Une facture annulée y figure à zéro, avec son motif, pour que la suite des numéros reste complète. Une colonne signale les factures en autoliquidation, qu'une TVA à zéro ne distingue pas d'une franchise. La date de règlement n'est remplie que pour une facture payée : celle du dernier encaissement saisi quand vos encaissements la couvrent, sinon le jour où vous l'avez marquée payée. Et en un fichier ZIP, toutes vos pièces : les factures dans leur PDF d'origine, ce fichier, vos encaissements et l'historique de votre numérotation.
Sur un marché privé de travaux, la retenue de garantie est plafonnée à 5 % des
acomptes et se libère un an après la réception, sauf opposition motivée du maître
d'ouvrage (loi n° 71-584 du 16 juillet 1971, articles 1 et 2).